Être Missionnaire Oblat de Marie Immaculée, ce n’est pas seulement porter un habit religieux avec une grosse croix et une ceinture noir au reins ou prononcer des vœux temporaires ou perpétuels. C’est un appel à vivre une identité profondément enracinée dans l’Évangile, forgée dans la vie avec les pauvres, la vie communautaire et l’amour de l’Église. Au cœur de cette vocation noble, une force discrète et puissante anime les pas des missionnaires oblats de Marie Immaculée : l’identité Oblate et le sens d’appartenance. Un sentiment d’être lié à une famille religieuse, un charisme, une mission partagée aux quatre coins du monde auprès des pauvres aux multiples visages.
Une identité : missionnaires oblats de Marie Immaculée
Le soleil perce à travers les vitraux de la chapelle du centre spirituel de Figuil. Onze jeunes oblats sous la conduite du vicaire provincial, venus du Cameroun, du Tchad, du Nigéria et de Madagascar, sont en méditation silencieuse. Une croix oblate trône devant eux. Pas de mots. Juste cette atmosphère de paix, de fraternité, d’unité. Un moment qui dit tout pour ces onze jeunes hommes : nous sommes différents, mais nous appartenons à la même famille religieuse. C’est ce que plusieurs appellent “la famille mazenodienne”, ce souffle hérité du fondateur, saint Eugène, continue de relier les cœurs de plusieurs personnes, malgré les distances, les cultures et les générations. « Quand je suis entré chez les Oblats, j’ai découvert un foyer. Pas une institution, mais une famille. » Frère Raymond, scolastique Nigérian.
Une identité forgée dans la mission avec les pauvres aux multiples visages
L’identité oblate prend forme dans trois pôles essentiels : la mission, la communauté, et la spiritualité oblate. Être oblat, c’est être envoyé “vers les pauvres aux multiples visages”, comme le rappelle la constitution et règle de la congrégation . C’est dans cet appel radical à la suite du Christ que les jeunes missionnaires trouvent leur place. Mais cette identité ne se résume pas à l’action extérieure ni à un simple discours captivant. Elle se nourrit dans une appartenance vivante à la Congrégation, à son histoire, à sa mémoire collective.« Quand je porte la croix oblate, je me sens porté par ceux qui m’ont précédé. C’est comme si leur fidélité m’habitait », confie Frère Hery Tiana , originaire du Madagascar.
Missionnaires oblats de Marie Immaculée,une famille au-delà des frontières
La Congrégation des missionnaires Oblats de Marie Immaculée est présente dans plus de 75 pays à travers le monde. Cette diversité crée une richesse unique : on ne devient pas seulement membre d’une communauté locale ou régional, on entre dans une fraternité universelle. Au scolasticat ou dans les missions comme à Figuil, les jeunes découvrent que leur vocation les inscrit dans une histoire commune, mais aussi dans une dynamique de communion universelle.« Même si je suis loin de chez moi, je ne suis jamais seul. Un oblat m’accueillera toujours comme un frère. » Frère Foka blaise, originaire du Cameroun .
Oblats de Marie Immaculée, une appartenance et une fidélité
Le sens d’appartenance ne vient pas d’un simple vœu d’obéissance. Il grandit dans le quotidien : les repas partagés, les liturgies célébrées ensemble, les joies, la pastorale en paroisse ou en mission particulière et les tensions communautaires. C’est là que l’identité se consolide et trouve son essence. Non pas dans la perfection, mais dans la fidélité partagée au quotidien. Le frère Mirabeau, vicaire provincial , souligne :« L’appartenance n’est pas un sentiment vague. Elle est nourrie par la vie fraternelle, par la mémoire du charisme, et par l’engagement missionnaire vécu ensemble. »
Missionnaires oblats de Marie Immaculée : Un nom, une famille, une identité et une mission
Être Oblat, c’est être un frère parmi les frères, un missionnaire enraciné dans une tradition vivante, un fils d’Eugène de Mazenod. Dans un monde fragmenté, cette identité est un témoignage prophétique d’unité, de service et de compassion. Et comme le disait un ancien missionnaire en partance pour le Grand-Nord. « Partout où je vais, je vais comme Oblat. Pas seulement avec un nom, mais avec un cœur façonné par cette appartenance. C’est là ma maison, ma famille, ma route, ma joie. »



Père Gilbert VANDI, Omi